Pourquoi faire appel à Agence Cub ?

Comment vous est venue la passion des maquettes ?

J'ai eu ma première maquette très jeune, et il s'en est alors développé une véritable passion qui ne m'a jamais quitté. Par conséquent, il m'est apparu naturel et enthousiasmant d'en faire mon métier.

Dans quel but vos clients font-ils appel à vos services ?

Les raisons d'avoir recours à une maquette, et donc de faire appel à Agence Cub, sont multiples. On a tendance à penser que la maquette sert surtout à faire beau, mais en réalité, beaucoup de raisons sont à l'origine du besoin. La maquette est souvent importante pour rendre un projet plus concret. Elle permet de pouvoir se projeter dans l'avenir. De même, elle permet aussi de valider les plans et dessins crées en amont, et d'apporter des correctifs si nécessaire. Une fois en place, elle permet aussi la réflexion, c'est à dire que de nouvelles décisions, de nouveaux éléments, des retraits ou des corrections peuvent en découler. Nous avons déjà eu des cas ou il a fallut revoir des éléments suite à une première maquette, que ce soit au niveau structurel ou au niveau des installations électriques. Ces utilités sont plus souvent présentes dans le domaine du bâtiment, l'immobilier, l'urbanisme, mais dans certains secteurs, comme l'industrie, la maquette n'est pas seulement un bâtiment mais peut revêtir différentes formes. Dernièrement, nous avons eu comme projet, la construction d'un prototype de robot capable de pouvoir passer dans des conduites. Pour beaucoup, la maquette sert à présenter ou à valider un procédé ou à reproduire un phénomène (physique, acoustique...), et non à obtenir quelque chose de fixe, mais de fonctionnel. Cela peut être un bassin de traitement des eaux, un alternateur d'éolienne, une vue en coupe d'un moteur etc...À partir de ce type de maquette, d'autres utilisations peuvent en découler car celles-ci peuvent être utilisées comme de vrais outils de travail, c'est à dire servir de modèle pour le bureau d'étude, ou même servir de support pour la formation du personnel. Et enfin, la maquette à le grand avantage de pouvoir être présentée au publique, que ce soit pour la presse (inauguration, annonce d'une ouverture future...), ou comme outil d'aide à la vente (visuel pour les catalogues, maquette de démonstration...). Chaque problématique est propre, et nous nous adaptons à chacune d'elles.

Pour démarrer un projet, de quels éléments avez-vous besoin ?

Généralement, nos clients nous livrent un brief, ainsi que les plans des architectes. Ces derniers vont nous servir de réelle notice de montage. Parfois, nous pouvons aussi nous baser sur des photos réelles pour nous projeter, ou pour réaliser des montages photos intégrants nos maquettes à l'environnement actuel. Ce type de montage est vraiment appréciable pour obtenir une vue globale de l'ensemble du projet avec son intégration dans le paysage actuel.

Quelle est l'étape qui vous plaît le plus dans le processus de fabrication d'une maquette ?

La partie qui m'a toujours procuré le plus de plaisir, c'est le moment à partir duquel la maquette commence vraiment à prendre forme, et lorsque l'on commence les finitions. C'est à dire lorsque nous collons les petits personnages, les voitures, toutes les installations électriques pour faire fonctionner les luminaires. C'est le moment ou l'on crée un peu la vie d'une certaine manière. Comme de grands enfants. Nous essayons de nous projeter à la place de notre client pour lui livrer un résultat final qui lui donnera vraiment envie. Il faut que tous les détails soient en place. Que l'on en fasse suffisamment, sans trop en faire ni pas assez. Une fierté est toujours présente lorsque l'on est satisfait de quelque chose que l'on a construit de A à Z.

Qu'est-ce qui fait un bon maquettiste ?

Un bon maquettiste est celui qui va savoir s'adapter aux problématiques de chacun de ses clients, pour chaque secteurs d'activités. À côté de cela, il faut bien sûr de bons outils, travailler avec les outils et les méthodes de son temps (impression 3D, montage Photo...), car la concurrence n'est jamais loin. Et bien sûr, il faut beaucoup de patience, de la minutie dans l'exécution, et le sens du détail, tout en respectant les délais imposés. Ce dernier point nécessite de l'expérience, car c'est l'expérience qui va aider le maquettiste professionnel à évaluer les délais possibles et optimaux pour servir au mieux son client.

Sur quels aspects le maquettiste professionnel peut-il rencontrer des difficultés ?

Lorsque nous travaillons sur un projet qui sort un peu de l'ordinaire tel qu'un hôtel sur une péniche, la maquette prototype d'une machine ou d'un robot, ou encore d'une installation technique (barrage, station d'épuration...), nous sommes forcément confronté à des aspects techniques que l'on rencontre moins souvent, voir jamais. Nous devons donc prendre connaissance de toutes ses contraintes réelles qui doivent être prises en compte sur la maquette. Et même si ces aspects sont censé être déjà intégrés dans les plans de l'architecte, nous devons les comprendre, ce qui est intéressant et enrichissant.

Vos techniques ont-elles évoluées depuis les débuts d'Agence Cub ?

Oui bien sûr. Nous restons à l'écoute des nouvelles technologies afin de mettre en place des procédés toujours plus efficace et modernes. C'est sur ce principe que nous avons introduit le laser à un moment donné, puis l'impression 3D plus récemment. La fabrication de maquette n'est pas un métier figé sur ses acquis, et un maquettiste se doit donc de rester en veille permanente sur les nouvelles technologies.

Avez-vous des envies futures particulières concernant un type de projet sur lequel vous aimeriez travailler ?

Il est toujours intéressant de travailler sur de nouveaux projets qui se suivent sans se ressembler. L'originalité et la diversité des projets m'intéressent beaucoup. La maquette de l'hôtel flottant en est un bon exemple. D'ailleurs il serait intéressant de faire d'avantage de maquettes de bateaux qu'auparavant. Ensuite, la maquette d'un projet d'aéronautique ou d'aérospatial serait vraiment un projet sur lequel j'aimerai travailler. Bien sûr, j'espère que dans le futur nous aurons encore plus de projets d'envergure avec des présentations au publique et un peu de médiatisation. Le sentiment de fierté qui en résulte en est encore plus fort.